Coalition citoyenne pour la sauvegarde de la Pointe d'Argentenay de l'île d'Orléans

Argentenay – Un laboratoire de genèse de la sociologie

Ce cinquième volet de la série sur l’histoire de la Pointe d’Argentenay constitue une suite cohérente avec les précédentes publications sur ce sujet. On y rencontre en effet l’économiste et sociologue écossais James Mavor qui, comme certains artistes de l’époque, habite chez les Sanschagrin de la Pointe d’Argentenay; ce qui lui offre un poste d’observation irremplaçable sur la vie à la ferme au début du XXe siècle.

Inspiré des travaux des sociologues pionniers Frédéric Le Play et Léon Gérin, James Mavor entreprendra en 1901, alors qu’il est le chef du département d’économie de l’Université de Toronto, des travaux d’observations sociologiques chez les Sanschagrin où il rencontrera Horatio Walker et des peintres de la bande de Beaupré. Les observations qu’il recueille à ce véritable laboratoire de genèse de la sociologie au Québec le portent à considérer ce milieu comme un « microcosme de la vie rurale ». Il étendra plus tard ses conclusions à l’ensemble de l’Île d’Orléans et au Québec rural. Pour Mavor et ses illustres collègues, le passé et ses valeurs immuables représentent de solides assises pour l’édification d’un monde meilleur.

Les auteurs proposent que ces faits uniques et relativement inconnus soient commémorés par la société québécoise.

Lire ici l’article d’Arthur Plumpton, auquel ont collaboré Jean Rompré et Michel Gauthier.

Fermeture de la pétition en ligne de la CCSPA

Ne vous méprenez pas, Huttopia n’a pas (encore) retiré son projet de village récréotouristique à la Pointe d’Argentenay. C’est la pétition en ligne de la Coalition sur le site Change.org qui a été fermée. Et voici pourquoi. Il est arrivé à plusieurs reprises que des signataires fassent un don sur le site change.org en pensant contribuer au Fonds pour la sauvegarde de la Pointe d’Argentenay, ce qui n’était pas le cas. En dépit de nos nombreuses demandes, change.org a refusé de changer sa politique.

Cette décision nous est apparue logique. Avec plus de 12 350 signataires au 14 mai, nous considérons avoir fait la démonstration que le projet n’est pas socialement acceptable. Quoi qu’il en soit, une pétition papier, téléchargeable sur ce site à l’onglet « Document », est toujours disponible pour ceux et celles qui voudraient ajouter leurs voix aux milliers d’autresi. D’ailleurs, cette version papier circule depuis quelque temps à l’Île d’Orléans.

Rappelons toutefois que la campagne de financement est toujours en cours. Comme les dépenses de la Coalition ont été jusqu’ici importantes (notamment pour l’obtention d’avis professionnels et juridiques) et comme les activités projetées dans un proche avenir vont nécessiter d’autres déboursés, contribuer au Fonds pour la sauvegarde de la Pointe d’Argentenay est toujours essentiel à la continuation de la lutte. La procédure est toujours aussi simple: à l’onglet « Contribuez » de cette page, cliquez sur Contribuez (en rouge) et remplir le formulaire sécurisé de Nature Québec.

Sur ce site et sur notre page Facebookii, nous allons continuer d’informer nos visiteurs des démarches complétées ou en cours de réalisation.

Nous serons en mesure d’annoncer dès cet automne les nouvelles activités de la Coalition, lesquelles feront sans doute porter nos actions à un niveau inégalé.

Restez à l’affut!

1er revers pour Huttopia

C’est par ce titre, à la une de son dernier numéro (avril 2019), que le journal Autour de l’Île annonçait la suspension de l’analyse du dossier Huttopia par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (1). En effet, le 20 mars dernier se tenaient des audiences publiques au cours desquelles les parties demanderesses du projet Huttopia et les opposants ont pu faire entendre leurs arguments sur la pertinence en milieu agricole du projet de village récréotouristique à la Pointe d’Argentenay de l’Île d’Orléans (2). Après une journée d’audience, la commissaire Diane Montour, à la surprise de tous, semble-t-il, décidait de suspendre les travaux d’analyse de la Commission pour permettre aux Scouts, actuels propriétaires du lieu d’implantation projeté du village récréotouristique, de produire une déclaration de droits acquis.

Il semble bien que les commissaires aient choisi de ne pas procéder à une étude fastidieuse du dossier sans s’assurer au départ de la validité de l’argument incontournable invoqué par les promoteurs du projet, à savoir que les Scouts disposent d’un droit acquis relativement à un usage commercial de leur propriété à des fins de camping sauvage; en zone agricole faut-il le souligner. La Coalition citoyenne pour la sauvegarde de la Pointe d’Argentenay questionne depuis l’automne dernier cette prétention de droits acquis arguant d’une part que l’usage commercial qu’en on fait les Scouts depuis plusieurs années pourrait avoir commencé sans les autorisations requises, et, d’autre part, que ce droit prétendu, même s’il est légal, ne peut être invoqué pour un camping de luxe aménagé (eau, électricité, salle de bain), sans commune mesure, qualitativement et quantitativement, avec les activités pratiquées jusqu’ici (camping sauvage).

Comme les Scouts ont trois mois pour produire cette déclaration et que les commissaires se sont donné un autre délai supplémentaire de trois mois pour procéder à l’étude, le dossier connaîtra un important retard dans son cheminement. Une décision de la Commission est donc attendue d’ici le 20 septembre 2019.

(1) http://autourdelile.com/wp-content/uploads/2019/04/Journal-ADI-Avril-2019-WEB.pdf

(2) Voir à ce sujet l’article La Coalition plaide avec force devant la CPTAQ : https://sauvegarde-argentenay.org/2019/03/27/audience-du-cptaq/